UNIVERS ENCHANTEUR

Histoire de l’École

L’Académie Française des Arts de la Magie a été créée à l’automne 1889, en France, à l’initiative de trois grands enchanteurs : la téméraire Jeanne d’Arc, le passionné Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux et le remarquable Henri Poincaré.
Ensemble, ils fondèrent l’école dans le but d’accueillir et de former les jeunes enchanteurs et enchanteresses à l’apprentissage et à la pratique de la magie.
Les fondateurs se distinguent du fait que, parmi eux, seul Henri Poincaré dirigea l’Académie de son vivant.
En effet, Jeanne d’Arc et Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux sont les uniques enchanteurs connus à ce jour pour avoir exercé leurs fonctions de fondateurs et de directeurs sous leur forme de tableau. Ils disposaient tous deux d’un portrait présent à l’Académie leur permettant ainsi de remplir leurs fonctions. Leurs différents portraits ont été réalisés par de grands peintres enchanteurs durant leur époque respective, ce qui expliquait ainsi la puissance de leur force d’interaction dans leurs vies de tableau.

Le pensionnat se situe dans un petit village de 80 habitants non dotés de pouvoirs magiques, dans l’Est de la France en Bourgogne, à l’abri des regards indiscrets.
La formation est dispensée dans un château typiquement français, datant du XVème siècle.

Pendant plus de 20 ans, l’Académie fut dirigée par Henri Poincaré, qui occupa aussi le poste d’Excelsior à la tête du Grand Institut des Affaires de la Magie, de 1884 à 1889.
Durant ces années, l’école prospéra et développa différentes initiatives, dont sa classe spécifique qui encadra les Coeurs-brûlés dans la maîtrise et la pratique de leurs pouvoirs magiques.

Mais ces années de gloire furent rapidement troublées par l’émergence d’une nouvelle génération de mages noirs, en France et partout dans le monde.
Le plus connu d’entre eux à cette époque fut Théodore Dumas.
Anciennement élève à l’Académie Française des Arts de la Magie, et ayant appartenu à la maison Marivaux, il montra rapidement des prédispositions pour l’art magique, notamment pour la discipline des sortilèges.
Seulement, Théodore Dumas s’aventura dans des pratiques douteuses, vivement contestées par ses professeurs, et fut renvoyé de l’Académie durant sa quatrième année d’études.
Envieux de l’intérêt porté par ses professeurs aux Coeurs-brûlés, et avide de pouvoir, il s’entoura de disciples et lança une traque en quête de ces jeunes prodiges.
Il créa un Ordre qui se fit connaître sous le nom des Créateurs du Nouveau Temps.

Une résistance se mit alors en place au sein des différents établissements magiques européens, notamment à l’Académie Française des Arts de la Magie.
L’Académie fera front jusqu’à la mort d’Henri Poincaré en 1912, qui trouvera la mort au cours d’une mission extérieure pour le Grand Institut des Affaires de la Magie.

Ce fut Joséphine Debleuciel, première Excelsiore féminine à la tête du Grand Institut, qui reprit la Direction de l’école à la demande de la fondatrice Jeanne D’Arc.
Le 3 décembre 1920, malgré tous les efforts déployés par Joséphine Debleuciel et le corps professoral, l’Académie fit face à une nouvelle attaque, menée par Théodore Dumas.
Élèves, professeurs et créatures magiques combattirent ensemble pour protéger l’école.
Durant cette bataille, nombre d’entre eux perdirent la vie.
L’acte final sera scellé par un Cœur-brulé de première année.
Effrayé et incapable de contrôler sa puissance magique, il se consumera et mettra le feu à toute l’école.
Ce phénomène rare chez un Coeur-brûlé est appelé Incendie Céleste.
Le sacrifice involontaire de ce jeune élève aura cependant permis aux derniers survivants d’emprunter les diligences enchantées de l’Académie pour trouver refuge au Grand Institut des Affaires de la Magie.

Déclarée sinistrée après ce terrible incendie, l’Académie fut fermée et condamnée.
Le Grand Institut continuera son combat et enverra ses Éclaireurs pour traquer les derniers disciples de l’Ordre des Créateurs du Nouveau Temps.
Théodore Dumas s’exilera aux États-Unis, pour rejoindre les rangs d’un mage noir de renom en pleine ascension, et ainsi échapper aux autorités magiques françaises.

Les tableaux des fondateurs Jeanne d’Arc et Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux brûlèrent eux aussi durant l’incendie.
Leurs portraits n’ont jamais été retrouvés.
Plusieurs autres tableaux les représentant existent ailleurs dans le monde, mais on ne sait à ce jour où ils se trouvent.

Après ce terrible événement, Le Grand Institut instaura un couvre-feu et mis en place des protections magiques des plus élaborées au sein des différents établissements français.
Les élèves de l’Académie suivirent leur formation par correspondance, avant d’être redirigés vers d’autres écoles magiques de renom…
Avec le temps, cette alternative présenta ses limites, notamment dans la volonté du Grand Institut de pouvoir proposer le meilleur des enseignements à ses nouvelles générations d’enchanteurs et enchanteresses.

C’est pourquoi, 100 ans plus tard, le temps est venu de rouvrir les portes de l’Académie Française des Arts de la Magie.